|
Page d'accueil > Réseau > Articles
Comment les TIC peuvent crédibiliser le processusL’unique point d’accord de tous les acteurs de la crise ivoirienne reste la sortie définitive de la crise par des élections justes transparentes et ouvertes à tous. Mais, comment garantir la transparence des consultations électorales, alors que tous les potentiels candidats s’accusent déjà mutuellement de préparer la fraude ?Pour nombre d’experts, la crédibilité du processus d’organisation des élections et la proclamation des résultats des urnes peuvent être apportées par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Les Tic peuvent être utilisées pour sécuriser le processus électoral en Côte d’Ivoire. Surtout en cette période cruciale où tous les acteurs politiques ivoiriens se regardent en chiens de faïence, soutient Eugène Kouamé, un expert des Tic. Pour lui, les TIC peuvent jouer un rôle fondamental dans le processus d’identification des populations, première étape qui doit conduire à la délivrance des cartes nationales d’identité et les cartes d’électeur. En effet, grâce aux Tic, les Ivoiriens pourront avoir dans un temps record des cartes d’identité et d’électeur biométriques infalsifiables. Dès qu’une personne donne toutes les informations qui la concernent et les justifications nécessaires, elle peut avoir les fameuses pièces dans les secondes qui suivent, relève un opérateur de la société commise pour l’identification des populations en Côte d’Ivoire. Les listes électorales sur le net Une fois cette étape terminée, les listes pourront être disponibles sur le support Web, qui sera créé avec toutes les garanties de sécurité. Ainsi, chaque électeur ou les partis politiques ont l’occasion de passer au peigne fin les listes pour procéder à toutes les vérifications possibles. L’utilisation de l’Internet permettra de rassurer tout le monde. Mais surtout permettra aux uns et aux autres de corriger toutes les erreurs graves qui avaient été constatées sur la liste électorale de 2000, commente un responsable de la Commission électorale indépendante (CEI). Cet avis est partagé par nombre de citoyens lambda. Pour Digbeu Olivier, électricien en bâtiment à Yopougon, l’un des quartiers populeux d’Abidjan, l’Internet va participer à la crédibilisation du processus électoral. Chacun, à partir de son ordinateur connecté à Internet ou, cybercafé va aider à sortir des listes électorales consensuelles et acceptées par tous, indique-t-il. Son ami, Herman Yao, lui souligne que le Net va surtout permettre de connaître le nombre exact de votants par bureau, pour un meilleur contrôle des superviseurs. Dans certains milieux, plus sceptiques, on propose le vote électronique pour départager les différents candidats en lice. Si nous connaissons le nombre de bureaux de vote, il est possible de doter chaque bureau d’ordinateurs en votant par click, explique Amadou Koné, un informaticien. Avant de préciser que l’appareil étant connecté à Internet, les résultats pourraient être suivis en direct par tout le monde. Les tenants de cette approche pensent que grâce à un système informatique mis en place, aucun électeur ne pourra voter deux fois de suite ou dans un autre bureau. La campagne a déjà commencé sur la toile En attendant le top départ officiel pour les différentes campagnes électorales, les poids lourds de la politique ivoirienne ont, eux, commencé déjà…. la pré-campagne sur la toile mondiale. Il s’agit des partis politiques qui ont affiché sur leurs différents sites Web leur programme d’activité. Mais surtout de société pour gouverner la Côte d’Ivoire. Ils invitent les populations à se faire identifier et à se tenir prêtes pour les élections générales de cette année. Les politiciens ivoiriens n’hésitent pas aussi à s’affronter via le net. En tout cas, sur le site du plus vieux parti politique de Côte d’Ivoire (PDCI RDA), http://pdcirda.org dans la rubrique Election’’, le discours du président du parti, M. Henri Konan Bédié lors de la cérémonie de présentation des vœux des militants, donne les orientations du parti pour le processus électoral. Il en est de même pour le site Web du RDR, www.rdrci.org de l’ancien Premier ministre Alassane Dramane Ouattara. Lors de leur dernier congrès, qui s’est tenu du 01 au 03 février derniers, le parti a totalement intégré les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans sa structure partisane. Un site Internet, une adresse électronique, une commission d’écoute et de suggestion, c’est la structure désormais mise à la disposition des militants et sympathisants. Il en est de même d’une adresse mail, des numéros de téléphone fixe et portable afin d’être joignable 24h/24. Ces partis d’opposition dressent également sur leur site Web un bilan très sombre du parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI) et promettent des solutions s’ils sont portés au pouvoir d’Etat à la suite des prochaines élections. Quant au FPI du président Laurent Gbagbo, il se défend sur son site www.fpi.ci d’être responsable de la guerre en Côte d’Ivoire. Mieux, il explique que c’est grâce à ses militants que l’Etat ne s’est pas effondré. Le site du Fpi présente sur la toile son programme de société la refondation’’, qui, selon www.fpi.ci, n’a pu être appliqué à cause de la guerre. C’est pourquoi il demande aux Ivoiriens d’élire leur candidat pour dérouler leur projet de société pour le bonheur du peuple ivoirien’’. Autre fait essentiel, les partis politiques et les leaders politiques tiennent à donner du dynamisme à leur site afin d’attirer les internautes et les faire adhérer à leur cause. Ainsi, presque tous les sites Web des acteurs politiques ont été relookés pour être plus attractifs. C’est le cas du site Web du Mouvement des forces d’avenir (MFA) de l’ancien ministre des Transports, M. Anaky Kobéna. Le site est en pleine reconstruction. Selon le message d’accueil, il sera disponible très prochainement. En tout cas, outre les partis politiques, les leaders et mêmes les anonymes qui comptent prendre part aux prochaines élections, ont leur site Internet. De sorte que, l’internaute ivoirien a la possibilité de consulter les différents programmes de société proposés par chaque candidat. Le SMS sera certainement l’un des outils très efficaces pour les campagnes électorales futures. Nous allons utiliser, en temps opportun, les Sms pour envoyer des textos de campagne aux Ivoiriens. À moins que la Commission électorale indépendante n’interdise ce moyen de communication, relève Soumaïla Berthé, un responsable de section de base du parti des républicains. Auteur : Théodore Kouadio Article produit à l’occasion de l’Edition 2008 du Prix IPAO "Sociétés de l’Information" Articles les plus récents : | ||
|
Contact IPAO : IPAO - 6 rue Calmette, BP 21132 Dakar, Senegal
Tel : (221) 33 849.16.66 | Fax : (221) 33 822.17.61 | Email : contact AT cipaco.org ("AT" mis pour @) |